Glossaire

 

A

Action corrective : entreprise pour éliminer la cause d’une non-conformité, d'un défaut ou de tout autre évènement indésirable existant pour empêcher leur renouvellement.

Action préventive: action entreprise pour éliminer la cause d’une non-conformité EVENTUELLE d'un défaut ou de tout autre évènement indésirable POTENTIEL pour empêcher qu'il se produise.

ADEME : l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie est un établissement public à caractère industriel et commercial, créé par la loi du 19 décembre 1990 et placé sous la tutelle des ministères chargés de l’environnement, de l’industrie et de la recherche. Elle exerce des missions d’animation, de recherche, de conseil technique, de sensibilisation et d’incitation financière.

Aérobie : les micro-organismes intervenant dans l’épuration des eaux sont dits aérobies s’ils empruntent l’oxygène qui leur est nécessaire à l’air atmosphérique ou à l’air dissous artificiellement dans l’eau. Les micro organismes opèrent en phase aérobie ou en aérobiose.

Altération d'un milieu aquatique : modification de l'état d'un milieu aquatique ou d'un hydrosystème, allant dans le sens d'une dégradation. Les altérations se définissent par leur nature (physique, ionique, organique, toxique, bactériologique,...) et leur effet (eutrophisation, asphyxie, empoisonnement, modification des peuplements,...).

Amélioration continue : processus récurrent d’enrichissement d’un système de management afin d’obtenir des améliorations de la performance globale en cohérence avec la politique de l’organisme.

Anaérobie : les micro-organismes sont dits anaérobies si leur activité s’exerce à l’abri de l’air. Dans ce cas, l’oxygène dont ils ont besoin est emprunté aux matières qui en contiennent et qui sont présentes dans l’eau (substance organique, sels, tels que les nitrates, sulfates..). On dit que les micro-organismes opèrent en phase anaérobie ou en anaérobiose.

Analyse bactériologique : permet de mettre en évidence la pollution fécale de l'eau par la mesure d’indicateurs de germes pathogènes.. Selon l'OMS, l'indicateur le plus précis pour estimer la pollution fécale est ESCHERICHIA COLI , membre du groupe des coliformes thermo-tolérants.

Les COLIFORMES TOTAUX ,germes test de la contamination bactériologique, ne sont pas tous d'origine fécale. Ils ne sont donc pas indicateurs d'une pollution fécale. Leur recherche est cependant utile pour contrôler l’efficacité du traitement bactériologique.

Les STREPTOCOQUES FECAUX sont en grande partie d'origine humaine. Cependant, certaines bactéries classées dans ce groupe peuvent être trouvées également dans les fèces animales, ou se rencontrent sur les végétaux. Ils sont néanmoins considérés comme indicateurs d'une pollution fécale, et leur principal intérêt réside dans le fait qu'ils sont résistants à la dessiccation. Ils apportent donc une information supplémentaire sur une pollution.

Analyse physico-chimique : les critères analytiques doivent permettre d’estimer la charge organique et minérale des eaux traitées avant leur rejet dans l'environnement.  Parmi les analyses les plus courantes dans les eaux usées on compte : la DCO, DBO5, MES, NK…

Analyse granulométrique : opération qui consiste à étudier la répartition massique des grains d’un échantillon de matériau (sable, graviers …) selon leurs diamètres. On détermine ainsi les caractéristiques granulométriques d’un matériau de filtration indispensable à sa validation  pour sa mise en place (taux de fines, coefficient d’uniformité..).

Analyse du Cycle de Vie : compilation et évaluation des entrants et des sortants ainsi que des impacts potentiels sur l'environnement d'un système de produits au cours de son cycle de vie.

Aspect environnemental : éléments des activités, produits ou services d’un organisme susceptibles d’interactions avec l’environnement.

ASQUAL: Certification étanchéité.

Assimilation : prélèvement dans l’eau par des micro organismes ou des plantes de certains gaz (CO2) et des sels minéraux nutritifs (phosphates, nitrates…).

Atmosphère : milieu dans lequel nous vivons, composé de gaz (azote = N2, oxygène, gaz carbonique pour l’essentiel).

Autoépuration : Ensemble des processus biologiques (dégradation, consommation de la matière organique, photosynthèse, respiration animale et végétale...), chimiques (oxydoréduction...), physiques (dilution, dispersion, adsorption...) permettant à un écosystème aquatique équilibré de transformer ou d'éliminer les substances (essentiellement organiques) qui lui sont apportées (pollution). On doit distinguer l'auto épuration vraie (élimination de la pollution) de l'auto épuration apparente (transformation, transfert dans l'espace ou dans le temps de la pollution).

Les organismes vivants (bactéries, champignons, algues...) jouent un rôle essentiel dans ce processus. L'efficacité augmente avec la température et le temps de séjour. La capacité d'auto épuration d'un écosystème est limitée et peut être inhibée (toxique notamment). 

Auto surveillance : suivi des rejets (débits, concentrations) d'un établissement ou du fonctionnement d'un système d'assainissement par l'établissement lui-même ou par le ou les gestionnaires du système d'assainissement. Les modalités de ce suivi sont fixées, pour les stations d'épuration collectives, par l'arrêté du 22 décembre 1994.

Azote global Ce paramètre quantifie la pollution azotée d'un effluent: il est obtenu en faisant la somme de Azote Total Kjeldhal (NTK) et de l'azote oxydé: Azote nitreux (nitrite / N-NO2) + Azote nitrique (nitrate / N-NO3).

Azote Kjeldahl = azote organique, ammoniaque et nitrites ; ne comprend pas les nitrates.

B

Bac dégraisseur : dispositif destiné à la rétention des matières solides, graisses et huiles contenues dans les eaux ménagères. Ce dispositif n'est pas conseillé sauf si la longueur des canalisations entre la sortie de l'habitation et le dispositif de prétraitement est supérieure à 10 mètres. Le bac dégraisseur et les dispositifs d'arrivée et de sortie des eaux doivent être conçus de manière à éviter la remise en suspension et l'entraînement des matières grasses et des solides dont le dispositif a réalisé la séparation.

Bactérie : micro-organisme monocellulaire généralement dépourvu de chlorophylle et se reproduisant après scission.

Bassin de décantation : ouvrage qui permet la séparation d’un solide (ou un liquide en suspension) au sein d’un liquide de densité inférieure obtenue en laissant se déposer, sous l’effet de la gravité et de l’absence de mouvement ou de la réduction de vitesse.

Bassin filtrant : l'eau polluée percole à travers un massif de matériaux granulaires. Le bassin est également appelé « lit » ou « filtre » planté de roseaux.

Biomasse : est l’ensemble de la matière organique non fossile d’origine végétale et animale ainsi que ses produits de transformation et de dégradation (les déchets organiques).

Biodégradable : se dit des matières pouvant être décomposées (dégradées) par l'action biologique.

Boues activées : procédé d’épuration biologique qui comporte essentiellement une phase de mise en contact de l'eau à épurer avec une biomasse, laquelle est maintenue en suspension par l'agitation provoquée soit par l'aération (processus aérobie), soit par des agitateurs mécaniques, soit par les deux à la fois. Cette phase assure l'élimination des polluants biodégradables en les transformant en CO2, H2O, ... et en nouvelle biomasse. Elle doit donc être suivie par une phase de séparation (clarification) de ses flocs bactériens et de l'eau épurée. 

Boues d'épuration : mélange d'eau et de matières solides séparées par des procédés biologiques ou physiques des divers types d'eau qui les contiennent.

Les BOUES PHYSICO CHIMIQUES sont produites dans les stations d’épuration de type « boues activées »physico-chimiques. Les floculants minéraux ajoutés participent pour une part importante à la quantité de boues produites.

Les BOUES DITES PRIMAIRES résultent de la simple décantation des matières en suspension contenues dans les eaux usées brutes. Elles ne sont pas stabilisées. Les stations ne traitant que la pollution particulaire sont de plus en plus rares en France, ou alors associées à des filières complémentaires de traitement.

Les BOUES SECONDAIRES sont formées à partir de la charge polluante dissoute utilisée par les cultures bactériennes libres ou fixées en présence d'oxygène (aération de surface ou insufflation d'air).

Dans le cas où il existe des boues primaires et des boues secondaires, elles forment des BOUES "MIXTES" fraîches qui vont subir un traitement de stabilisation biologique. Dans le cas où il n'existe pas de décantation primaire (boues activées en aération prolongée, cas fréquents en France), la stabilisation aérobie se fait par séjour prolongé dans les ouvrages épuratoires.

Les lagunes produisent des "BOUES DE LAGUNAGE". Les boues s'accumulant peu à peu au fond des bassins sont curées annuellement, ou tous les deux ans, dans la première zone d'accumulation des dépôts, et une fois tous les cinq ou dix ans pour les autres bassins. 

C

Canal venturi : mesure la quantité d’eau qui coule dans un ouvrage.

Chambre à vannes : ouvrage (béton ou polyester) destiné à réceptionner un système de distribution de l’effluent grâce à un système de vannes.

Champ d’épandage : terrain, le plus souvent agricole, où l’on déverse des excréments de bétail (fumier, lisier) ou des boues issues des stations d’épuration. L’épandage fait référence aux opérations de fertilisation des champs.

Chasse d’eau ou siphon auto-amorçant : le siphon auto-amorçant utilisé par Epur Nature a été breveté par la société AQUASAF. Lorsque le siphon plonge dans l’effluent, il se crée une aspiration de l’eau (et non un simple basculement), ce qui permet le curage du fond de l’ouvrage. De plus, le dégrillage en amont du siphon peut être grossier (4 cm) car le diamètre des canalisations du siphon évite les risques de bouchage. Les retours d’expérience en exploitation indiquent une fiabilité de ce système et une durabilité dans le temps (celui de Roussillon -84 a plus de 10 ans de fonctionnement). Il existe différents types de siphon selon la quantité d’eaux usées à envoyer vers la station d’épuration.

Voir site Aquasaf

D

Danger environnemental : se définit comme une situation dans laquelle des circonstances particulières peuvent entraîner des dégradations directes ou indirectes sur la qualité de l’environnement, à court  ou long terme.

Débit d'eau : volume d'eau qui traverse une section transversale d'un cours d'eau par unité de temps. Les débits des cours d'eau sont exprimés en m3/s avec au minimum trois chiffres significatifs (ex:1,92 m3/s, 19,2 m3/s, 192 m3/s).

Décantation  procédé physique de séparation des matières en suspension dans un liquide, faisant appel à l'action de la pesanteur pour les rassembler en totalité ou en partie et pour les collecter au fond d'un réservoir (décanteur). Dans le cas d'eaux très chargées en matières en suspension, la décantation est d'un emploi fréquent à l'amont de la filtration.

Déclaration environnementale : revendication indiquant les aspects environnementaux d'un produit ou d'un service (selon l’ISO 14020). La déclaration environnementale peut être une affirmation, un symbole ou graphique qui indique un aspect environnemental d'un produit, d'un composant ou d'un emballage (ISO 14021).

Déchet : tout élément sortant du système de production qui est éliminé, n'ayant plus aucune valeur aux yeux de son détenteur.

Dégrillage : consiste à faire passer les eaux usées au travers d’une grille dont les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les éléments les plus grossiers. Après nettoyage des grilles par des moyens mécaniques, manuels ou automatiques, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères. L’équipement peut être intégré dans l’ouvrage d’alimentation ou placé en amont de celui-ci.

Dénitrification : deuxième étape de l'élimination biologique de l'azote, réalisée notamment dans les stations d'épuration. La dénitrification est la réduction des nitrates (NO3) en azote gazeux (N2) par des bactéries en situation d'anoxie.

Un milieu en anoxie est tel que l'oxygène sous sa forme dissoute en est absent. Ce phénomène est différent de la consommation des nitrates par les végétaux.

Déversoir : compte parmi les plus simples et les plus anciens appareils de mesure du débit. Généralement, la hauteur est maintenue stable grâce à une crête perpendiculaire à l'écoulement. Divers types de déversoirs sont d'usage très courant, tels le déversoir triangulaire, le déversoir rectangulaire et le déversoir trapézoïdal.

Déversoir d’orage : ouvrage d'assainissement permettant, sur les réseaux unitaires, d'évacuer les pointes de débit d'origine pluviale vers un ouvrage de stockage ou vers le milieu naturel, pour protéger la partie avale d'un réseau ou d'un ouvrage d'épuration.

Disque biologique : procédé d’épuration biologique à culture fixée sur support mobile. Ces disques sont généralement en polystyrène et mesurent 2-3 m de diamètre. Ils tournent autour d’un axe et sont partiellement immergés.

DBO (demande biochimique en oxygène) : exprime la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation de la matière organique biodégradable d’une eau par le développement de micro-organismes, dans des conditions données. Les conditions communément utilisées sont 5 jours (on ne peut donc avoir qu’une dégradation partielle) à 20°c, à l’abri de la lumière et de l’air ; on parle alors de DBO5.Cette mesure est très utilisée pour le suivi des rejets des stations d’épuration car elle donne une approximation de la charge en matières organiques biodégradables. Elle est exprimée en mg d’O2 consommé.

DCO (demande chimique en oxygène) : exprime la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique (biodégradable ou non) d'une eau à l'aide d'un oxydant, le bichromate de potassium. Ce paramètre offre une représentation plus ou moins complète des matières oxydables présentes dans l'échantillon (certains hydrocarbures ne sont, par exemple, pas oxydés dans ces conditions). L'objectif de la DCO est donc différent de celui de la DBO.

E


Eau douce : eau définie comme étant l'opposé, soit d'une eau salée (elle est alors une eau à faible teneur en minéraux dissous), soit d'une eau dure (dans ce cas, elle est une eau à faible teneur en calcium et en magnésium). Ainsi, l'appellation d'eau douce a-t-elle deux acceptations.

Eaux parasites: Une eau parasite est une au qui transite dans un réseau d’assainissement non conçu pour la recevoir. Ce terme est utilisé pour désigner une eau claire (généralement très peu polluée), introduite dans un système d’assainissement unitaire ou séparatif (Eaux Claires Parasites ou ECP), on parle alors d’intrusion d’eaux claires parasites.

Effluents : désigne de façon générale tout fluide émis par une source de pollution, qu'il soit le fait de zones d'habitations ou d'installations industrielles. Rejet d'eaux usées au milieu aquatique.

EH = Equivalent Habitant: unité caractérisant la pollution journalière moyenne rejetée par un habitant. Il permet de comparer la pollution domestique avec la pollution industrielle de composition équivalente (pollution essentiellement organique comme celle des industries agroalimentaires par exemple) et d'estimer simplement les pollutions brutes produites dans la commune.

En France, ce terme représente les quantités journalières de pollution émises par un habitant dans le cadre de ses activités domestiques. On retient classiquement:


150 litres / jour d'eaux usées
90 g/j de MES (Matières en Suspension)
60 g/j de DBO5 (Demande Biochimique en Oxygène)
120 g/j de DCO (Demande Chimique en Oxygène)
15 g/j en NTK (Azote Global Kjeldhal)
10 g/j en NH4 (Ammonium)
3 à 4 g/j en Pt (Phosphore Total) 

Environnement : milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l'air, l'eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et leurs interrelations (selon l’ISO 14050). 

F


Faucardage: Action de couper les roseaux d’un filtre/ bassin planté. Terme utilisé également pour la taille des herbes présentes sur les RIVIERES ou les étangs.

Fosse septique/ fosse toutes eaux : cet ouvrage permet l’épuration des eaux usées des habitations individuelles. Cette fosse parfaitement étanche reçoit les eaux ménagères (cuisine, salle d’eau) et les eaux vannes (W.C.). Elle assure, par fermentation anaérobie (en l’absence d’oxygène), un début d’épuration qui va se poursuivre dans un filtre planté de roseaux.

G

Gabion: CAGE ou panier en treillis métallique rempli sur place de pierres ; généralement disponible en format standard de 1 m de haut et format "semelle" de 0,50 m de haut, leur longueur étant d'au moins 2 à 5 m. Couramment employé pour la construction de BARRAGES, pour la protection des rives, pour la diversion du DEBIT d'un COURS D'EAU, etc.

Géomembrane : membrane d'étanchéité artificielle comprenant des membranes bitumineuses épaisses (géotextile tissé ou non imprégné de bitume) et des membranes de synthèse constituées d'élastomères, de thermoplastiques (EPDM- Ethylène propylène Diène Monomère polyéthylène, polypropylène) en bandes enroulées, raccordées par soudage ou collage. Elles permettent par exemple d'assurer l'étanchéité d'un bassin.

H

Halogènes (du grec : générateur de sel): éléments du groupe VII de la classification périodique des éléments : fluor, chlore, brome, iode, astate.

I


ICPE : Installation Classée pour la Protection de l’Environnement

Impact: toute modification de l’environnement, négative ou bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités, des produits ou services d’un organisme.

Irrigation par aspersion (selon Arrêté du 2 août 2010 relatif à l'utilisation d'eaux issues du traitement d'épuration des eaux résiduaires urbaines pour l'irrigation de cultures ou d'espaces verts) : l'eau est fournie aux plantes sous forme de pluie artificielle grâce à l'utilisation d'organes d'arrosage ou d'asperseurs alimentés en eau sous pression.

Irrigation gravitaire : l'eau est fournie aux plantes par remplissage de petits bassins, par planches ou par calans, par des rigoles, canaux ou raies d'irrigation.

Irrigation localisée :

a) souterraine : l'eau est fournie par l'intermédiaire de tuyaux perforés, de goutteurs de micro irrigation ou de drains enterrés

b) de surface : l'eau est distribuée au moyen de goutteurs ou de rampes perforées au voisinage de la plante

L


Laitier sidérurgique : Sous-produit de la métallurgie et de la combustion, composé principalement d'un mélange d'OXYDES de SILICE , de soufre, de phosphore et d'aluminium. Le laitier sert de matériau pour la construction de routes, de BALLAST ou de source d'ENGRAIS phosphatés. Celui-ci fait l’objet de recherches par Epur Nature en tant que matériau spécifique pour la rétention du phosphore contenu dans les eaux usées (projet SLASORB).




Matières En Suspension -MES : Particules solides très fines présentes dans l'eau que la pratique divise en: matières décantables -qui se séparent naturellement, sans apport de réactif, quand l'eau est au repos et matières colloïdales trop fines pour décanter par gravité, mais éliminables par coagulation. 

MISE : dans chaque département, la Mission inter-services de l’eau (MISE) rassemble la DDAF, la DDASS, la DDE, la brigade du CSP, la ou les Agences de l’Eau, la DIREN, la DRIRE, la Préfecture, etc. pour assurer la politique de l’eau. Sa mission est de faciliter la coordination et la cohérence des actions ayant un impact sur l’eau et les milieux aquatiques.

N

Nappe phréatique : première nappe rencontrée lors du creusement d'un puits. Nappe généralement libre, c'est-à-dire dont la surface est à la pression atmosphérique. Elle peut également être en charge (sous pression) si les terrains de couverture sont peu perméables. Elle circule, lorsqu'elle est libre, dans un aquifère comportant une zone non saturée proche du niveau du sol.

Le nitrate (NO3 ‾ ) : forme oxydée instable de l’azote et le nitrite (NO2‾ ) forme oxydée stable de l’azote sont des ions naturels présents partout dans l'environnement. Le nitrate et le nitrite sont des substances chimiques naturelles qui entrent dans le cycle de l'azote.

Niveau de rejet: Les normes de rejet des eaux résiduaires urbaines c’est-à-dire les eaux issues de stations d’épuration ou de lagunes par des ouvrages d’assainissement sont décrites dans l’arrêté du 22 juin 2007 pour des dispositifs d’assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique supérieure à 1,2 kg/j de DBO5. Elles sont résumées dans le tableau ci-après.

Nuisance : caractérise généralement un fait (une source) perceptible provoquant une souffrance vécue et subie, mais difficile à mesurer car pour partie subjectivement appréciée par celui qui y est exposé.

Non-conformité : non satisfaction d’une exigence interne ou externe.

O

Objectif environnemental : but environnemental général qu’un organisme se fixe en cohérence avec sa politique environnementale.

 P

Performance environnementale : résultats mesurables du management des aspects environnementaux d’un organisme par rapport à sa politique environnementale, à ses objectifs, cibles et autres exigences dans ce domaine.

Pollution : modification défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité ou en partie comme un sous produit de l'action humaine, au travers d'effets directs ou indirects altérant les critères de répartition des flux d'énergie, des niveaux de radiation, de la constitution physico-chimique du milieu naturel et de l'abondance des espèces vivantes.

Poste de refoulement : ouvrage constitué d'une bâche de réception des eaux et de pompes mis en place sur un réseau d'assainissement pour refouler l'eau dans une conduite mise sous pression pendant la marche des pompes.

Poste de relevage : ouvrage constitué d'une bâche de réception des eaux et de pompes, mis en place sur un réseau d'assainissement pour remonter l'eau dans une conduite gravitaire où l'eau circule selon la pente du réseau, sans remplir toute la section de la conduite.

Le terme pouzzolane tire son nom de Pouzzole, une localité près de Naples en Italie, riche en terre volcanique. La pouzzolane naturelle est une roche siliceuse légère produite par des projections volcaniques basaltiques. Elle comporte de la silice, de l'alumine, de l'oxyde ferrique (qui lui donne sa couleur rouge), ainsi que de la CHAUX et de la magnésie. Elle sert d'ajout cimentaire. Il existe également des pouzzolanes artificielles, obtenues par calcination de terres argileuses, de basaltes ou de schistes : leurs propriétés sont équivalentes à celles de la pouzzolane naturelle.

Prévention de la pollution : utilisation de procédés, pratiques, matériaux, produits, services ou énergie pour empêcher, réduire ou maîtriser la création, l’émission ou rejet de tout type de polluant ou déchet afin de réduire les impacts environnementaux négatifs.

R

Le Ressuyage s'applique à des apports par infiltrations réagissant rapidement à l’arrivée des effluents. Son échelle de temps est de l'ordre de 1 jour à une semaine. Il peut représenter des débits non négligeables et des volumes considérables. Ses mécanismes s'apparentent davantage à ceux qui gouvernent le fonctionnement des nappes souterraines classiques à ceci prés que les nappes considérées sont trés superficielles (nappes perchées).


Risque environnemental : est défini par la mesure des atteintes potentielles à l’environnement en combinant la probabilité qu’un événement donné soit la cause d’une dégradation de l’environnement, avec la gravité de cette  dégradation. Le risque est donc déterminé en fonction de la gravité et de la probabilité d’occurrence d’un danger environnemental déterminé.

S

Stérilisation : opération à caractère stable, effectuée sur un milieu clos, et conduisant à l'absence totale de germes revivifiables (désinfection).

Sur chloration: Addition de chlore dans l'eau, conduisant à une teneur en chlore supérieure au point critique.

Système d'assainissement : ensemble des équipements de collecte et de traitement des eaux usées, c'est-à-dire les eaux issues des réseaux des collectivités auxquels peuvent être raccordées des industries ou des installations agricoles.

T

Traitement par charbon actif : procédé d'élimination de substances organiques dissoutes ou colloïdales des eaux et des eaux résiduaires par absorption sur du charbon actif, ayant pour objectif par exemple l'amélioration du goût, de l'odeur ou de la couleur.

Turbidité: caractère d'une eau trouble, non transparente. L'intensité d'une turbidité s'exprime en gouttes de mastic, ou en unités Jackson ou NTU.

U

Ultraviolet : rayonnement émis par des lampes à vapeur de mercure avec une longueur d'onde voisine de 256 nanomètres, agissant sur les molécules d'ADN des micro-organismes, et utilisé pour la désinfection des eaux.

V

Valorisation : tout traitement approprié d'une fraction ou d'un résidu pour lui redonner une valeur par recyclage de matière ou par récupération de son potentiel énergétique. Elle peut être une valeur par recyclage de matière ou par récupération de son potentiel énergétique.

Vannes : dispositif qui permet de réguler l'écoulement d'un liquide  Le pilotage des vannes peut être manuel, pneumatique, hydraulique.

Viscosité : caractéristique physique d'une eau directement liée à sa teneur en éléments dissous. Les carbonates et les hydroxydes de sodium et de potassium sont les composés qui, à concentration égale, confèrent à l'eau la viscosité la plus élevée. Une viscosité élevée de l'eau conduit à une réduction des transferts thermiques au travers des échangeurs de chaleur. Elle favorise le primage des chaudières à vapeur. 

 

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